J’ai testé le SPAGH, restaurant italien à Amiens

Hier soir, samedi, j’ai dîné au SPAGH avec des amis, un restaurant du centre-ville d’Amiens, qui a ouvert à la place du VIP, qui lui même avait remplacé le Tex-Mex.

Que le suspense ne dure pas : je n’ai pas aimé.

Je partais pourtant avec de bons a priori. Le restaurant est beau, la décoration raffinée (j’ai particulièrement flashé sur les cache-pots en vitrine), des écrans plats sont accrochés aux murs et diffusent en boucle le générique du film HOME, l’ambiance sonore est à mon goût, ni trop feutrée, ni abrutissante.

Mais une fois passé le premier regard, les déceptions se sont enchainées.

A commencer par le ratio quantité/prix.

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J’ai commandé des lasagnes à la bolognaise. 13,95€. Après une attente de plus de 30 minutes (on nous expliquera par la suite « qu’il y a une grande table au sous-sol », et alors ???), le serveur apporte nos plats, dont ma part de lasagnes. Je n’emporte jamais de décimètre avec moi quand je sors dîner, et je n’ai pas pensé à télécharger l’application « Mesure Me » sur iPhone, mais à vue de nez, ma part de lasagne devait faire 35cm2 (7X5). Elle était accompagnée de trois morceaux de salade qui se battaient en truelle. Je me suis dit que tout était sans doute dans la qualité du produit. Même pas. La lasagne était tiède, la viande sans saveur, et la sauce bolognaise quasi-inexistante.

A chaque fourchettée, je ne pouvais m’empêcher de me dire que j’enfournais 4,20€ dans mon humble gosier.

1926159343.jpgMes amis avaient aussi opté pour la plupart d’entre eux pour les lasagnes et nos avis furent partagés. Hélas.

Pour le dessert, ma voisine demanda au serveur de quoi était composé le café gourmand. Réponse assez étrange « Et bien ça dépend de l’humeur du chef, de ce qu’il a sous la main, de ses envies ».

Ah. Mais ça ne vous ennuie pas de lui demander de ne rien mettre avec des fruits rouges, je suis allergique.

Ah non, désolé, je ne peux pas. On a une grande table en bas (encore !) et je ne veux pas les perturber en cuisine.

Allons-y quand même pour un café surprise alors…

Mon amie de droite a pour sa part choisi une tarte au citron, comme elle le fait très souvent quand ce choix lui ai proposé dans les cartes des restaurants où nous allons.

Les desserts finirent par arriver.

Le café gourmand était accompagné de trois verrines tout à fait quelconques, rassemblant des reliquats de desserts peu appétissants.

La tarte meringuée au citron était « déconstruite ».  Sans doute une mauvaise manipulation d’un commis ayant tenté de recoller les morceaux d’une tarte lui ayant échappé de la spatule au moment du transvasement. Encore à cause de ces salauds du sous-sol je présume ? Quant au goût… elle n’en avait pas. L’acidité caractéristique de ce met brillait par son absence.

Quant à la glace trois boules « Speculos/Speculos/Caramel au beurre salé », elle s’avéra être, au moment de la dégustation être une glace « Speculos/Speculos/Stracciatella ».

Nous interpellons alors un serveur, lui disant que la boule blanche avec des points noirs n’était vraisemblablement pas au caramel.

Ah non, en effet, ça ressemble plus à du Stracciatella. Je ne sais pas si ça vient de moi ou de la cuisine, je vais me renseigner.

Deux minutes plus tard :

En fait, ils n’ont plus de caramel en cuisine. Je peux vous proposer un autre parfum ?

Ce que le serveur venait de nous dire en d’autres termes aurait pu être ainsi exprimé :

« Chère Madame, le cuistot a UNE GRANDE TABLE a servir au sous-sol, alors votre problème de parfum qui ne vous va pas, il s’en tamponne ! Il a vu que vous étiez blonde (ce qui est le cas soit dit en passant), et il s’est dit que Stracciatella, ça ferait l’affaire, que vous n’y verriez que du feu ! Alors si ça ne vous dérange pas, Mâdame, je vais vous rapporter une autre bouboule et vous allez arrêter de me SAOULER car j’ai UNE GRANDE TABLE à servir en bas ! »

Je me suis dit que par un geste de bienveillance et pour réparer la légère gêne occasionnée, notre serveur rapporterait deux magnifiques boules avec une bougie qui fait pssshhhit et qui éclaire tout le restaurant, mais non, que neni, point trop n’en faut, il nous rapporta une petite boule dans un petit ramequin, à notre PETITE TABLE pour les petites papilles de nos petites personnes.

La petite personne que je suis ne remettra pas les pieds au SPAGH de si tôt.

Je leur laisse cependant une deuxième chance de m’impressionner, à la seule et unique condition d’être installé (et invité, il va s’en dire) à la GRANDE TABLE DU BAS !

PS : si vous recherchez un bon restaurant italien, je vous conseille vivement La Dolce Vita, rue Jean Catelas, à gauche de la Maison de la Culture. On y mange excellemment bien.

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Un vrai salon de la littérature de jeunesse à Amiens

Ce week-end, il y a donc eu la Nuit Blanche pour les fêtards et les adultes (et les alcooliques).

Comme j’avais raté l’événement, je me suis consolé le dimanche en allant à la bibliothèque universitaire. Pas pour faire du zèle littéraire le week-end, ni pour impressionner la machine à café du hall d’accueil mais un peu contraint et forcé, ayant promis d’y accompagner uneinstitutrice professeur des écoles.

Il s’agissait d’aller au salon du livre. Mazette ! Un salon du livre à Amiens ! Salon du livre de jeunesses, certes, mais salon du livre quand même. Et après tout, la littérature de jeunesse, même si elle nous dépasse de part notre adultosité (barbarisme assumé) est un art à part entière. Quoi de plus difficile que d’attirer l’attention d’un mouflet lecteur ?

Et là, il y en avait plein des mouflets. Des blonds, des à lunettes, des bruyants, des intellos, des ahuris, des bousculants, des criards et des calmes, des heureux, des curieux, des indépendants et des collés-à-maman, des joufflus et des paresseux, des émerveillés et des bougons.

Ils s’étaient donnés rendez-vous autour de leurs héros, le hérisson Kipic, la brebis Barbiche et les abeilles Buz et Boz.

J’ai été charmé par ce gamin de 6 ans à peine qui interviewait sans aucune gêne un auteur : « Et pourquoi tu l’as appelé Drelin et pas Ding ?« , « Tu as commencé à dessiner à quel âge ?« , « Tu veux bien me dessiner un drelin dans ma main ? »

J’ai été heureux de voir, que même s’ils ne sont pas venus de leur plein gré, mais bel et bien entrainés par leurs parents, ces enfants-là n’avaient pas hâte de partir, d’aller jouer dehors, mais qu’ils passaient du temps à déambuler dans les allées, à lire allongés sur des tapis de sol ou à quémander des « papaaaaa-tu-m’l'achètttttttes silteplaittttttttttt ? »

Une belle découverte. Il s’agissait de la 3ème édition, organisée par l’association M.I.E.L (je ne trouve pas de site internet à mettre en lien). J’ai cru comprendre qu’il s’agit d’une association pour la diffusion de la lecture auprès des jeunes qui n’y ont pas accès spontanément.

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Une nuit blanche à Amiens

Cette année je n’ai pas pu assister à la Nuit Blanche. J’étais invité hier soir en dehors  d’Amiens et je ne suis rentré que vers 1h00, assez fatigué pour ne pas avoir le courage de déambuler dans les rues d’Amiens.

Ce billet ne sera donc pas mon avis sur l’événement. Je vous laisse le soin dans les commentaires de dire si vous avez aimé. Cela dit, grâce à Twitter que je consultais de temps en temps d’où j’étais, je pouvais profiter parcimonieusement de brefs résumés et de quelques photos d’installations (merci notamment à #courrier_picard pour ses twitts).
Quand la Nuit Blanche est née il y a trois ans (ou quatre ?) à Amiens, j’étais absolument emballé. Qu’une ville comme la notre ait des ambitions me plaira toujours.

J’avais cela dit été déçu a posteriori par le côté un peu élitiste des premières éditions, par un style trop décalé à mon sens. A la lecture de la programmation de l’édition de cette année il y a deux semaines, j’avais ressenti un mieux, une envie d’ouvrir et d’élargir à un public plus large. Hélas je n’ai pas pu voir.

Ce qui m’a gêné, et c’est l’objet de cet article, c’est le peu de « choses » que j’ai pu voir et entendre en rentrant à Amiens dans la nuit. J’habite le centre-ville et à peine sorti de ma voiture devant chez moi que j’entendais meugler des alcooliques fortement imbibés, que je voyais des dizaines de cadavres de canettes en verre au sol, et que plus tard de ma fenêtre, je voyais très clairement une jeune femme d’une vingtaine d’année chauffer une cuillère par le dessous à l’aide d’un briquet.

Ce matin en descendant acheter le journal, je me suis permis d’interpeller un éboueur pour lui demander s’il n’avait pas trop de travail après cette nuit. Il m’a répondu, d’un air dégoutté, qu’il n’avait jamais vu ça, qu’il y avait du verre partout au sol, des vitres cassées, des barrières renversées, du vomi et plus si affinités… Je lui ai demandé si c’était pareil les lendemains de fête de la musique, il m’a répondu que non.

Dommage qu’un événement comme celui là qui ne pourrait que faire grandir Amiens soit entaché par des casseurs-de-rêve.

Peut-être l’un d’entre vous aura des informations (@courrier-picard ?) sur les retombées (positives et négatives) de cette nuit.
J’aimerais qu’il y ait plus de satisfaits que d’insatisfaits.

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Cachez-moi ce mur que je ne saurais voir !

La place Gambetta est le coeur névralgique d’Amiens. C’est là qu’on se donne rendez-vous, qu’on va boire un verre en sortant du travail, qu’on regarde la France de Zidane qui fiche des coups de tête sur écran géant, qu’on achète sa gauffre parsemée de sucre glacé chez « la dame dans sa mini camionette », qu’on s’assied sur l’herbe en été pour avaler son sandwich.

Mais la place Gambetta, c’est aussi un mur !

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Cet horrible mur bancal flanqué en son centre, qui sert visuellement de support à panneau d’affichage, et acoustiquement de barrière anti-bruit pour protéger les riverains du bruit de « l’autoroute des Jacobains »…. qui passe à proximité. Voilà la réponse que m’avait faite une guide conferencière lors d’une promenade urbaine il y a deux ans.

Je veux bien concevoir que les voitures qui passent rue des Jacobins fassent quelque bruit, mais… des bruits de voiture en ville, ni plus ni moins, et plutôt moins que plus d’ailleurs car le feu y est souvent au rouge et que la distance de la rue à la place est suffisemment importante.

Ce mur, je l’exècre. Il sert aussi de point d’amarrage à cabine téléphonique, de support à « évasion créative de tagueur-en-mal-être-désireux-d’exprimer-publiquement-son-désarroi », de garage à barrières non utilisées, et parfois de paravent à Gothiques-de-noir-vêtus (pléonasme, je vous le concède).

Notre place Gambetta gagnerait tant à se défaire de ce mur.

Et si vous nous l’enleviez Monsieur le Maire ?

Ich bin ein Amiener !

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La place René Gobelet sera sans voiture à partir du 1er janvier 2010

C’est hier midi en conférence de presse que l’adjoint au Maire en charge des Transports a présenté le nouveau tracé des bus en centre-ville.

Première nouvelle, les voitures ne seront pas totalement exclues du centre-ville alors qu’il s’agit clairement du message qui est distillé par la majorité à longueur de discours. L’APAV a réussi à se faire entendre et à faire fléchir une municipalité qui montre une fois de plus sa versatilité. Et pour le coup, c’est tant mieux car j’étais absolument contre l’exclusion totale des voitures du centre-ville.

Deuxième nouvelle : les voitures ne pourront plus passer place René-Gobelet. L’étroit passage sera exclusivement réservé aux bus qui y cohabiteront avec les piétons. Comme au bon vieux temps des tramways.

 

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Cette annonce me déplait fortement. Tout vélocipédiste que je suis aussi.

Individuellement et égoïstement d’abord car je l’emprune très souvent en voiture.

Théoriquement ensuite car cette possibilité qui était donnée aux voitures de franchir l’axe piétonnier ne causait qu’un léger ralentissement pour les voitures qui faisaient le choix de passer par là. Mais en aucun cas ce passage de voitures genait les piétons car ils avaient la priorité et n’avaient jamais à s’arrêter.

Ce changement va avoir au moins 3 conséquences qui n’avaient pas lieu d’apparaître :

1. L’obligation de contourner Amiens pour aller du sud au nord. Et aux heures de pointe, emprunter la place de la gare est un vrai plaisir…

2. L’impossibilité d’accéder au parking sous-terrain 3 Cailloux en venant du sud. Il faudra contourner la ville et replonger vers le centre. Illogique au possible.

3. Si vous voulez vous rendre vers la cathédrale en venant de la sortie sud de l’autoroute, il était si simple en passant par la place René Gobelet d’y accéder. Dès le 1er janvier, il faudra passer par la gare, descendre vers le quai Bélu, remonter vers le Sacré Coeur… un vrai chemin de croix. Amen.

Pourquoi changer ce qui fonctionne ?

Voilà une question que je ne cesse de me poser depuis un peu plus d’un an.

Allez courage, serrons les dents encore trois ans.

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Comment appelle-t-on les habitants de la Somme ?

 

r80.jpgVoilà une question qui me turlupine.

Pourquoi diantre, comme un chouan, ne puis-je pas dire que je suis Vendéen en parlant de mon département ?

Je ne suis en effet ni Sommien, ni Sommassien, ni Sommalien, ni même une Sommité.

Voilà une étrangeté de la langue française. Heureux les Isariens (Oise), les Morbihannais (56), les Icaunais (Yonne), les Belfortains, les Séquanodionysiens (Seine-Saint-Denis) et autres Manchois et Héraultais.

Mais nous !

Rien, nada, le vide astral.

La Somme mériterait bien un substantif pour ses heureux habitants. Je propose à nos amis de l’Aisne de nous rejoindre dans notre quête d’identité, et comme je ne suis pas xénophobe, j’accepte les adhésions des malheureux résidents de l’Eure (les Eureux ?), de l’Indre, d’Ille-et-Villaine et de vous tous qui vous morfondez dans votre néant nominatif départemental.

Advienne que pourra ! J’attends vos propositions de substantif pour nous nommer dans la Somme.

Faites travailler vos méninges afin que je sollicite audience auprès du Conseil Général.

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La réderie d’automne

Demain, dès l’aube…
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo

Demain, dès l’aube, je n’irai pas voir Léopoldine, mais Jacques, Etienne, Marie, Paul, Nicolas, Sandra, François, et tous les autres.
Tous ces « rédeux » qui deux fois dans l’année se réunissent dans toutes les rues du centre ville pour vendre ce qu’ils ont hérité de tante Adèle ou de mamie Augustine.

C’est pour moi chaque année un moment de plaisir. Que je fais commencer à 4h00.
A l’heure où seuls les habitués et les hollandais munis de torches, de sacs à dos et de caddies arpentent les rues, grimpent aux culs des camions pas encore tout à fait vidés, serrent des mains pour valeur de contrat en murmurant un « je repasse le prendre ».
Il y a les odeurs de croissant que les boulangers préparent. Il y a les effluves des premiers cafés qui réchauffent. Il y a les roues des vieux diables qui grincent. Il y la réderie des premières heures, comme il y aura la réderie des promeneurs plus tard dans la journée.
4h00, c’est la bonne heure, celle où les courageux achètent les pièces les plus intéressantes, dans les secrets de négociations à la « j’fais-comme-ci-ça-ne-m’interessait-pas-j’te-la-prends-pour-t’en-débarrasser ».

Demain, dès l’aube, je partirai, je sais que tu m’attends.

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Mise à plat

C’est reparti. Les bonshommes orange ont envahi Amiens. Ils sont partout. Ils creusent, ils marteau-piquent (si si, ça se dit), ils pelleteusent (aussi) et ils spatulent (un doute m’habite).

Vous n’êtes pas sans savoir que je ne me prive pas de m’interroger sur les décisions parfois loufoques, ou en tous cas dénuées de bon sens de la majorité municipale. Autant là chers amis, j’opine du chef.

photo.jpgCes hommes en orange sont là pour abaisser le niveau des trottoirs aux passages piétons.

Oui, enfin, la Mairie a pensé à moi et à mes déplacements à vélo ! Merci Monsieur le Maire. Finies les secousses, je vais rouler comme une déesse DS.

Plus sérieusement, il s’agit bien évidemment de travaux destinés aux personnes handicapées, mais aussi aux personnes âgées et à tous ceux pour qui une marche représente un vrai obstacle.

Et comble du perfectionnisme, les bords de route au niveau des passages piétons sont peu à peu équipés de bande podotactiles. Parfaitement ! Vous dormirez plus cultivés ce soir.

Je plussoie donc à la mesure, je l’approuve, l’applaudie des deux mains et ne trouve même pas de critique à formuler. C’est dire.

Si j’étais mauvais langue, ce qui n’est pas mon cas, je dirais que c’est une obligation de toutes façons légale pour les villes prévue dans la loi handicap, paragraphe « accessibilité ». Mais il fallait le faire, et c’est en passe de l’être.

Il paraitrait même que les passages piétons sont en train d’être équipés de signaux sonores pour les aveugles non-voyants. Elles-seules pourront entendre les deux tonalités de bip (un bip long, pas bouger, deux bips courts, traverser). Et ça, c’est bien.

Vous voyez que quand vous voulez vous pouvez.

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Martin Bleu Dieu !

photo.jpgIl est une rue derrière la maison de la Culture qui porte un nom bien étonnant. Rue Martin Bleu Dieu.

Imaginez un peu la peine que doivent avoir les résidants de cette rue lorsqu’eils doivent épeler leur adresse à une quelconque administration :

« Oui, Martin Bleu Dieu, en trois mots : Martin comme le prénom, Bleu comme la couleur, et Dieu…. bah comme Dieu quoi… »

J’ai mené récemment mon enquête pour connaître l’histoire de cette rue. Je tiens à prendre avant tout les pinces qui s’imposent car je ne suis sûr de rien, notamment pas de l’époque.

Disons donc qu’il y a quelques siècles, un dénommé Martin habitait le quartier de la Maison de la Culture (je fais un anachronisme, mais cela simplifie les choses). Ce Martin était un chique type, plutôt apprécié par ses voisins. Mais il avait un léger défaut, sinon deux. Il était porté sur la bibine et avait une descente que je ne remonterais pas à vélo. Le genre de bonhomme qui a rapidement du raisin dans le pouding comme dit un ami.

Quand le taux d’alcoolémie de ce brave Martin dépassait le seuil du raisonnable, il se mettait à brailler et à jurer à tout va dans les rues dudit quartier. Son juron favori était « Bon Dieu ! » qu’il plaçait entre chaque phrase, remplaçant ainsi aisément le point et la virgule.

Il lui arrivait même, dit-on, de dédoubler le juron, le transformant en « Bon Dieu d’bon Dieu ! »Martin était picard et c’est tant mieux, la redondance eut été un fade « con, con ! » s’il était né Marseillais.

Un seigneur picard, croyant et pratiquant, avait entendu parler de ce Martin, ne pouvait accepter de tels blasphèmes. Il ordonna donc par décret que quiconque parjurerait serait jetté aux cachots.

Le brave Martin qui, s’il était porté sur la bouteille l’était moins sur l’emprisonnement, s’appliqua à retenir ses parjures, mais n’y parvint guerre longtemps.

Rusé qu’il était, il décida de remplacer le « Bon Dieu » par « Bleu Dieu » et parfois par « Sang Bleu ».

Il jurait tout autant qu’avant, mais en d’autres termes qui lui évitèrent le cachot et le portèrent quelques siècles plus tard à la postérité.

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Il y a 207 ans, la Paix d’Amiens

C’est le 25 mars 1802, dans notre bonne ville d’Amiens, que l’Angleterre et la France (et ses alliés espagnols et hollandais) signent un traité de paix, dit Paix d’Amiens qui met fin (provisoirement… les deux parties le savent lors de la signature) à la deuxième coalition européenne contre la France.

Cette Paix est considérée comme un triomphe par les Français las de la guerre, malgré une défaite récente en Egypte.

Ce traité de Paix consistait pour la France à céder à l’Angleterre des avantages coloniaux et à lui évacuer l’Egypte l’Egypte récemment perdue par le Général Menou . En échange, l’Angleterre rendait à la France le Sénégal, la Martinique et ses comptoirs des Indes.

Les Français ont vu en cet accord un retour en France de la paix qu’ils ne connaissaient plus depuis la chute de la royauté dix ans plus tôt. Mais les questions de fond (les conquêtes françaises sur le continent européen), celles qui fâchent, avaient volontairement été laissées de côtés par la France et l’Angleterre, laissant ainsi peser au dessus de cette Paix d’Amiens une épée de Damoclès qui tomberait dès la prochain heurt entre les deux protagonistes.

Une plaque commémore la Paix d’Amiens, savez-vous où elle se trouve ?

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Bonnes recherches !

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